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Le paradis est-il un jardin ? Un donjon, paré pour une guerre titanesque ? Ou un tableau de l'idéal, digne d'être habité par des figurines de porcelaine ? Dans Le Paradis perdu (1667), John Milton évoque avec force ces mondes et bien d'autres. Je souhaitais superposer des figures empreintes d'une nostalgie enfantine aux mots de Milton. Ici, Ève est une dame raffinée, d'une grâce de porcelaine. La citation qui l'accompagne (Livre IV) est une évocation luxuriante d'un Éden intact : « Vers leur bosquet bienheureux : c'était un lieu choisi par le souverain Planteur, lorsqu'il façonna toutes choses pour le plaisir de l'Homme ; le toit d'un épais couvert était tissé d'ombre, de laurier et de myrte, et plus haut encore poussait un feuillage ferme et parfumé ; de chaque côté, des acanthes et chaque arbuste odorant et touffu encadraient le mur verdoyant ; chaque fleur magnifique, iris de toutes les couleurs, roses et jasmins, dressaient haut leurs têtes épanouies entre elles, et tissaient une mosaïque. » Sous leurs pieds, la violette, le crocus et la jacinthe, richement incrustés, brodaient le sol, plus coloré que la pierre des emblèmes les plus précieux : aucune autre créature ici, oiseau, bête, insecte ou ver, n’osait entrer, telle était leur crainte de l’Homme.

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